Le Grand Livre d’Activités Deyrolle: observez, jouez et apprenez sur la nature avec 37 planches illustrées (Téléchargement gratuit !)

Vous connaissez les éditions Deyrolle ? Ces sublimes planches naturalistes murales destinées aux écoles dans les années 1900… 

Dans le cahier: Le grand Livre d’Activités Deyrolle, les éditions Gallimard proposent une sélection de 37 de ces planches et les associent à des activités et jeux destinés aux enfants pour découvrir la nature.

Vous pouvez en découvrir un extrait en téléchargement gratuit à la fin de cet article !

Chaque double page reprend une planche colorée, magnifiquement illustrée et détaillée, des jeux éducatifs et des activités pour explorer la nature avec vos enfants.

Présentation de l'éditeur:

Une sélection unique de 37 superbes planches Deyrolle pour observer en détail plantes et animaux. Un livre qui donne envie de dessiner, colorier, imaginer, jouer aux 7 erreurs, assembler des paires ou trouver son chemin dans un labyrinthe.
Mais aussi un album rempli d’activités: préparer des confitures, faire des bonbons, fabriquer une mangeoire pour des oiseaux, cueillir des champignons ou planter des haricots. Autant de jeux et de projets sur le thème de la nature pour apprendre en s’amusant, développer sa créativité et prendre conscience de la richesse et de la fragilité de notre environnement.

Les parents et les grands-parents retrouvent avec plaisir les tableaux de leur enfance et les enfants apprennent en s’amusant.

ou

Droits d’auteur: Les bonnes pratiques en IEF

Aujourd’hui, nous allons parler d’un sujet qui me fâche: les partages intempestifs de documents au mépris des droits d’auteur !

En fréquentant les groupes, vous ne manquerez pas de tomber sur de nombreux partages de fichiers. Pdf de documents d’enseignants ou de créateurs, de copies de cours par correspondance, voir même de manuels entiers. 

La plupart du temps, ces partages sont illégaux et leur détention sur votre ordinateur vous fait tomber sous le coup de la loi. L’utilisation abusive de ce genre de contenu peut même être signalé à la répression des fraudes par votre inspecteur suite au contrôle pédagogique. 

Ces partages ne sont jamais malveillants et sont le fait d’une méconnaissance des lois  dans un esprit d’entraide.  Néanmoins, ils nuisent fortement à l’image de l’IEF d’une manière générale et peuvent nuire directement aux utilisateurs de ces documents. Nul n’est sensé ignorer la loi !

Alors que peut on partager et comment ? 


Le droit d'auteur, qu'est ce que c'est ?

Le droit d’auteur en France est régi par par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle.

La loi reconnaît en tant qu’auteur toute personne physique qui crée une oeuvre de l’esprit quelle que soit son genre (littéraire, musical ou artistique), sa forme d’expression (orale ou écrite), son mérite ou sa finalité (but artistique ou utilitaire).

D’après les article L.111-1 et L.123-1 du code de la propriété intellectuelle, l’auteur d’une oeuvre de l’esprit jouit d’un droit de propriété exclusif dès sa création, sans nécessité d’accomplissement de formalités (dépôt ou enregistrement), pour une durée correspondant à l’année civile du décès de l’auteur et des soixante-dix années qui suivent, au bénéfice de ses ayants-droits. Au-delà de cette période, les oeuvres entrent dans le domaine public.

« Article L. 111-1 du Code de la propriété intellectuelle : L’auteur d’une oeuvre de l’esprit jouit sur cette oeuvre, du seul fait de sa création, d’un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. Ce droit comporte des attributs d’ordre intellectuel et moral, ainsi que des attributs d’ordre patrimonial […]. »

« Article L. 123-1 du Code de la propriété intellectuelle : L’auteur jouit, sa vie durant du droit exclusif d’exploiter son oeuvre sous quelque forme que ce soit et d’en tirer un profit pécuniaire. Au décès de l’auteur, ce droit persiste au bénéfice de ses ayants-droits pendant l’année civile en cours et les soixante-dix années qui suivent. »

En IEF, est ce que je peux copier des documents ou manuels ?

Si vous avez acquis un document quelle que soit sa forme, sa copie ou sa numérisation à titre exclusivement privé sont autorisées

En revanche, vous ne pouvez pas copier ou numériser un document en vu de le diffuser hors du cercle familial sans accord écrit de l’auteur.

De même vous n’avez pas le droit de détenir une copie complète d’un document dont vous ne vous êtes pas porté acquéreur ou dont vous n’êtes pas en possession légale

Dans tous les cas, la reproduction complète d’un livre est illicite !

sources: sofia, CFC, Code de la propriété intellectuelle 



En pratique

  • Je ne peux pas copier ou numériser un document emprunté.
  • Je ne peux pas partager ou diffuser un document dont je ne suis pas l’auteur via un outil de partage de fichier (drive, dropbox, facebook, whatsApp, etc ..). Même si aucun nom n’apparaît, même si je l’ai trouvé sur un autre partage, même si l’auteur le partage gratuitement sur son site.
  • Je ne peux pas partager ou diffuser un document ou fichier numérique dont je ne suis pas l’auteur même si je l’ai payé (Ebook, fichier pdf, etc..). Mon acquisition ne lève en aucun cas le droit d’auteur et la propriété intellectuelle.
  • Je peux copier ou numériser un document dont je suis en possession (achat, don physique) pour une utilisation dans le cadre exclusivement familial et privé.
  • Si je trouve un partage gratuit sur le site d’un auteur, je partage le lien du site vers la gratuité, pas directement, en mon nom, le fichier obtenu. 
  • Je suis prudent.e avec les documents partagés sans source. je me documente sur leur origine et leur possibilité d’utilisation. 

D’une manière générale, quelle que soit la forme du document, citer l’auteur ou la source est une pratique respectueuse appréciée ! Pensez -y ! 😉

crédits photo: pixabay, canva

Parlons d’autorité

L’Autorité. En voilà un gros mot !

Quand on en parle, on pense autoritaire et bien souvent Totalitaire … ?

Et si ce n’était pas si méchant ? Et même réellement constructif d’assumer son autorité ?

J’ai eu récemment une discussion assez intense à ce sujet avec une personne qui disait ne vouloir avoir aucune marque d’autorité envers ses enfants. Selon cette personne, ça ne pouvait que priver l’enfant de liberté et de libre arbitre. Sa vision de l’autorité parentale était celle d’un despote domestique aboyant ses ordres à des enfants au garde-à-vous sommés de ne jamais rompre les rangs.

J’ai une vision différente. Diamétralement.


Qu'est ce que l'autorité ?

Revenons à La racine étymologique. Ce mot vient du mot latin Auctoritas qui signifie « Qui fait grandir ».

Avouez que ça devient intéressant sous cet éclairage !

Le mot Auctoritas prend lui même sa source dans le verbe Augere qui signifie « Augmenter ».

A la lumière de l’étymologie; avoir l’autorité c’est avoir la capacité de faire grandir, de tirer vers le haut.

Combien ce mot à été dévoyé !

On pense plus souvent à ses dérives qu’au fait que cela est aussi un compliment:

Quand on dit de quelqu’un qu’il a autorité en son domaine, c’est qu’il en est expert, que son conseil et son opinion sur le sujet sont précieux, reconnus, importants, incontestables. C’est quelqu’un dont le savoir peut augmenter le notre et nous faire grandir dans le domaine concerné. C’est un mentor sur lequel on a envie de prendre exemple pour s’améliorer et que l’on respecte naturellement.

C'est de cette autorité là dont il est question lorsqu'on est parents.

C’est là qu’on doit se situer. Pas la personne qui dirige, celle qui guide. Pas comme supérieur, comme référent. Un mentor parental.

C’est une posture très digne ET bienveillante.

L’autorité est une force positive qui élève, elle ne rabaisse pas. Quand on a une autorité naturelle, il n’y a pas besoin de crier, de menacer ou de punir… L’enfant nous emboîte naturellement le pas et fait de nos règles les siennes jusqu’au jour où il pourra voler de ses propres ailes et faire ce qui lui plait avec le bagage que nous lui auront transmis.

Les enfants ont besoin de cette référence forte dans leur quotidien pour se construire.

A l’égard des enfants qui se construisent, qui découvrent tout… Nous avons autorité sur… tout! (ou presque)

  • Sur la sécurité.
  • La préservation de sa santé.
  • Les comportements et codes sociaux et communautaires.
  • Sur un certain nombre de connaissances
  • Sur les bienfaits et les dangers de notre environnement, sur ses règles, etc…

A l’égard des autres, nous avons également autorité au sujet de notre enfant. Nous sommes les mieux placés pour les connaitre et savoir ce qui est bon pour eux et pour nous et les personnes de l’extérieur ne doivent être que des conseillers (dans la mesure du possible,uniquement s’ils sont sollicités).

Quelles sont les attitudes et comment travailler sur soi pour avoir cette autorité naturelle ?

Il n’est donc absolument pas nécessaire de se changer en caporal pour avoir de l’autorité. Ce n’est pas celui qui criera le plus fort ou sera le plus dur qui en aura le plus, c’est une question d’attitude.

Pour commencer il est important de rester soi même pour être droit dans ses bottes et être sûr.e de soi. C’est la clé pour avoir de la constance. La constance est le premier point de l’autorité naturelle. Les enfants ont besoin de personnes solides sur lesquelles s’appuyer pas de girouettes qui changent  d’avis et d’attitude toutes les semaines, il est indispensable de se fixer une ligne de conduite qui nous ressemble (c’est plus facile à tenir) et de la maintenir.

Ensuite il est nécessaire d’être juste et d’avoir un comportement et des demandes adaptées aux capacités de son enfant, à son développement. L’injustice est LE déclencheur de la rébellion et donc de la perte d’autorité, quel que soit le contexte. Il est injuste d’en demander plus qu’en est capable son enfant et de le lui reprocher, à contrario il est injuste de ne pas reconnaître ses capacités et de le brimer en lui empêchant de faire des choses dont il peut être capable. C’est pourquoi il est indispensable de connaitre le développement de l’enfant en général et se pencher sur le développement de son enfant en particulier pour être juste dans ses attentes: pas trop hautes pour ne pas mettre en échec et engendrer de la frustration et de la colère de part et d’autre, pas trop basses pour que l’enfant ne se sente pas sous estimé ou que cela n’engendre un manque d’autonomie ou de la paresse.

Enfin, pour avoir autorité, il faut être respecté

Premièrement pour être respecté, il faut être exemplaire. C’est aussi lié au fait d’être juste. On ne peut pas demander à nos enfants quelque chose que l’on ne s’applique pas à nous même. Nous ne serions plus crédible et par conséquent nous perdrions leur respect et notre autorité. C’est valable pour les règles et disciplines de vie comme pour le comportement général.

Secondement, le respect ne se demande pas. Il est reçu en retour. J’ai eu durant ma scolarité, un prof qui nous vouvoyaient et ne nous épargnait rien. Nous le respections et il pouvait dispenser ses cours dans un silence quasi religieux pendant plusieurs heures sans qu’aucun des élèves ne perturbe la classe. Est ce qu’il  nous criait dessus, nous rabaissait, nous menaçait? Non. Il nous respectait ! Pas en jouant la carte du prof copain mais en nous tirant toujours vers le haut et en nous estimant. Il avait gagné notre respect en nous donnant le sien. Nous le trouvions tous exceptionnel et on se sentait bien plus proches de lui que des profs qui nous tutoyaient.

Le vrai respect ce n’est pas du ménagement. La personne qui vous respecte le plus est certes celle qui sait ne pas appuyer sur vos faiblesses mais c’est aussi, et surtout, celle qui connait votre potentiel, vos capacités et vos forces et aura les actes et les paroles, même désagréables parfois, pour vous pousser vers l’avant. 

C’est ainsi que l’on gagne le respect de ses enfants: en les respectant trop pour ne pas être exigeants avec eux et les laisser se gâcher.

Confiance en soi, Constance, Justice et Exemplarité ce sont les piliers de l’autorité naturelle qui permet à l’enfant d’y prendre appui pour grandir avec des règles de vie structurantes et sécurisantes et d’épanouir sa pensée, sa réflexion et son libre arbitre. 

Forestschool: apprendre dans la nature

Le concept de ForestSchool (Ecole en Forêt) est né en 1927 avec la création de Laona, dans le Wisconsin, la première école du genre. C'est à partir des années 50 qu'il commence à se développer aux états unis et dans les pays scandinaves. aujourd'hui, le concept se démocratise et on voit apparaître de nombreuses structures dans tous les pays.

Qu'est ce que c'est ?

Une ForestSchool est une structure scolaire qui propose un ou plusieurs jours par semaine des cours à l’extérieur dans une forêt mais aussi dans un pré, un jardin, une ferme, un lac ou même la plage ! Dans ces structures, les enfants sont encouragés à explorer la nature, creuser la terre, grimper aux arbres afin de développer des compétences et connaissances variées très loin de celles que l'on peut acquérir dans une classe et pourtant nécessaires à leur bon développement.

Pourquoi donner des cours dehors ?

Notre génération a été la première à passer plus de temps à l’intérieur qu'à l’extérieur. Aujourd'hui, c'est 90% de leur temps que les enfants passent dans des espaces clos, à l'intérieur, sans ou avec peu d' interactions avec la nature. A tel point qu'il a été mis au jour un trouble appelé Syndrome de Déficit de Nature dont les symptômes sont Hyperactivité, Trouble de l'attention et de la concentration, Anxiété, stress, Dépression, Troubles cardiovasculaire, Obésité, Fragilité immunitaire.

Faire cours dans la nature permet:

  • de renforcer le système immunitaire et réduire le risque d' allergies et de maladies cardiovasculaire,
  • d'avoir plus de possibilités de mouvement et d'être plus agile,
  • de pouvoir se dépenser, canaliser son énergie, réduire le stress, l'anxiété et l'agressivité
  • d'améliorer l'estime de soi, la confiance en soi, la conscience des autres
  • de développer l'autonomie, l'autodiscipline et la concentration

Au delà des bienfaits évidents sur la santé, donner cours dehors permet d'ancrer le savoir dans le concret, de mettre l'enfant en immersion et de rendre la connaissance beaucoup plus attrayante.

Alors profitons de notre liberté en IEF pour organiser des cours réguliers à l’extérieur sans attendre ! Que ce soit pour réaliser de véritables séances interdisciplinaires ou des journées un peu plus lights pour faire des révisions ou changer les habitudes d'apprentissages  aux beaux jours, des journées Forest school seront bénéfiques à tout le monde.

En pratique !

Vous voulez vous lancer ? Quelques petits trucs pour que la pratique reste un plaisir pour tout le monde et s'inscrive dans une démarche régulière.

Bien choisir le lieu:

Qu'est ce que je souhaite proposer à étudier ? Est ce que le lieu pourvois assez de matière à son étude ?

Est ce que le lieu offre suffisamment de possibilité pour grimper, bouger, se cacher, courir, ... ?

Quels sont les dangers auxquels être attentif (champignons ou plantes toxiques, pente abrupte, circulation, ...) ?

Le lieu est il couvert par les réseaux mobiles (pour des recherches, en cas d'urgence, ...) ?

Est il facilement accessible ?

Comment pourra t'on se protéger du soleil ou de la pluie ?

A qui appartient il ? (autorisations à demander ?)

Le matériel:

Afin de passer de bonnes journées, il est indispensable d'être correctement équipés pour profiter du temps passé plutôt que de se préoccuper de son état de santé, des petits bobos, des vêtements mouillés, etc...

  • un téléphone portable chargé + éventuellement une power bank
  • une pharmacie contenant de quoi laver, désinfecter et protéger une plaie, bandage, pommade contre les contusions, couverture de survie, aspivenin et répulsif contre les insectes
  • Signal d'alerte (sifflet, trompe)
  • une couverture pour s’asseoir et/ou déposer des objets
  • de l'eau pour boire, se laver les mains, éteindre un feu
  • du papier toilette et petits sacs poubelle pour ne pas salir les lieux
  • des vêtements bien adaptés à la saison avec des chaussures confortables + vêtements de rechange pour se mettre au sec. En cas de précipitations, des parapluies pour tout le monde pour pouvoir s'abriter pour écrire.
  • pour chaque enfant, un sac à dos avec une bouteille d'eau et un goûter nourrissant à prendre en autonomie (les enfants ont toujours plus faim et soif quand ils jouent à l’extérieur)

Et, bien-sûr, le matériel nécessaire à l'activité prévue.

Comment ?

Pour donner envie aux enfants et les motiver à revenir régulièrement faire cours en forêt, préparez bien vos journées !

Planifiez des activités cohérentes autour d'un thème particulier qui permettent à l'enfant d'explorer avec un objectif précis et de rester actif

ex: autour d'un ruisseau: Langue: verbes et adjectifs autour de l'eau / Proverbes sur l'eau et leur signification, mathématiques: mettre au point un dispositif pour calculer la vitesse de l'eau, Questionner le monde: Le cycle de l'eau, analyse de la qualité de l'eau à différents points du ruisseau, dessiner une carte du ruisseau, Art: Construction de bateaux ou moulins à eau, copier ou dessiner un  élément aquatique, produire des sons avec de l'eau pour réaliser une oeuvre musicale, EPS: Course d'orientation le long du ruisseau, course d'équilibre en transportant de l'eau dans des coquilles d'escargots...

Pensez à intégrer les trois éléments d'une bonne éducation: savoir faire (les mains), savoir être (le coeur) et savoir (le tête).

Faites en sorte que le matériel soit prêt, à disposition et en quantité suffisante  pour fluidifier les activités, les recherches et éviter les temps morts d'attente qui sont démotivants.

Prévoyez des longues plages de jeu libre et des temps de repos dans un lieu calme choisi par l'enfant

Mettez en place des rituels: contrôle du matériel avant de partir et avant le retour, explications des ateliers, restitution de la journée, fêtes des saisons...

En savoir plus ?

Toutes les informations de cet articles sont tirées du fantastique ouvrage très récemment paru aux éditions Salamandre : L'Ecole à Ciel Ouvert ! Un livre fait pour les enseignants, très facilement adaptable à l'IEF, qui est une véritable mine d'informations, de bonnes pratiques et d'activités conformes aux programmes Français et Suisse (de quoi en boucher un coin à l'inspecteur !!)

Prêts à franchir le pas et à organiser vos journées dehors ? Est ce que vous pratiquez déjà ?

 

 

 

 

 

Exercice de phonologie en cycle 1: découpage syllabique

La phonologie est l'étude des sons et de leur utilisation dans le langage.

Après l'étude des lettres et de leurs sons, l'étude du découpage syllabique et le repérage de certains sons dans les mots permet à l'enfant de comprendre la construction des mots et donc de mieux lire et mieux écrire.

Voici le déroulement de nos séances de phonologie avec ma fille de 5 ans !

Première étape: Nommer les images

Seconde étape: Scander les syllabes en tapant dans les mains et disposer les repères syllabiques

Troisième étape: Discriminer un son au sein des syllabes des mots

Enfin: Le repérage des sons et syllabes permettant le découpage de la chaîne phonologique, l'enfant va pouvoir lire les mots et les écrire (à la main ou avec un alphabet mobile) pour acquérir l'enchaînement graphologique des mots.

Matériel utilisé:

étiquettes mots premières lectures

dictées muettes premier niveau

Sautez sur l’Occasion !!

L'achat d'occasion peut parfois en rebuter certains, pourtant aujourd'hui, dans un monde de consumérisme outrancier le marché de l'occasion explose et les belles pièces foisonnent ! A tel point que selon une étude, si nous cessions absolument toute production neuve, la population du monde entier pourrait continuer à remplacer ses denrées par du seconde main pendant 2 ans !!!!! Outre l'aspect économique évident, cette pratique a des avantages certains.

C'est plus écologique

De nos jours, nous produisons, nous consommons, nous jetons. Ce mode de vie a des conséquences désastreuses pour notre environnement et compromet notre futur. La production épuise les ressources, et pollue gravement l'environnement tout comme les déchets qu'elle génère. Extraction de matière première, pratiques de culture polluantes et désertifiante, utilisation de produits chimiques... Le neuf est une catastrophe environnementale. Le textile est l'industrie la plus polluante tout de suite après l'industrie pétrolière...

Enrayer ce processus en refusant autant que possible d'acheter neuf, et donc de faire produire, quelque chose qui existe déjà est une démarche très écologique.

C'est meilleur pour la santé

Ce n'est pas la première chose qui vient à l'esprit et ça peut même surprendre mais comme nous l'avons vu dans le paragraphe précédent, la production d'objets neufs implique l'utilisation de nombreux produits chimiques. Formaldéhydes, composés organiques volatiles, teintures libérant des composés cancérigènes, perturbateurs endocriniens avérés... L'utilisation de ces produits et donc leur concentration dans les objets neufs que nous achetons a un impact direct sur notre santé qui peuvent aller de l'allergie au cancer. On parle d'intoxication vestimentaire , l'impact des formaldéhyde contenu dans le mobilier n'est plus à démontrer.

En achetant d'occasion, vous achetez des vêtements qui ont été lavés, rincés, aérés et donc débarrassés de ces produits chimiques. Un pas considérable pour votre santé et celle des habitants de votre foyer.

ça favorise la créativité

Plutôt que d'acheter tout neuf, tout prêt, acheter d'occasion peut aussi être une libération d'un grand potentiel créatif ! Faire du neuf avec du vieux, c'est génial ! On peut remettre au goût du jour une vieille armoire en la peignant, on peut crocheter un tapis de bain avec des lanières de coton découpées dans des tshirts vraiment trop abîmés pour être portés, on peut détourner pour décorer, on peut créer de nouveaux vêtements personnalisés avec le tissus d'autres vêtements démodés... Bref ! L'occasion peut aussi faire marcher l'imagination (et c'est encore mieux si on peut y inclure les enfants (production d'objets, utilisation d'objets techniques... le socle commun...)).

On peut avoir accès a des objets d'une qualité qu'il est souvent difficile de trouver en neuf

Pour cet exemple j'ai principalement en tête les manuels scolaires "anciens" ... ceux qui n'ont pas subit la réforme du nivellement par le bas des derniers ministères de l'Education Nationale. Pas besoin d'aller chercher des exemplaires de vos grands parents, avant 2016, c'est déjà très bien ! C'est aussi valable pour les collections de livres d'enfance dont les textes ont été récemment outrageusement simplifiés.

Et également pour des meubles en vrai bois au prix du mélaminé ou des vêtements de belles marques qu'il peut être difficile de s'offrir neufs...

 

Si, lorsque l'on pratique l'école à la maison, le budget est souvent compté, voilà autant de bonne raisons de ne pas rougir d'acheter d'occasion et au contraire de le revendiquer et d'y éduquer nos enfants !

Vous achetez beaucoup d'occasion ? Mettez vos bonnes adresses en commentaire ! 😉

 

 

 

Les préjugés sur l’Instruction En Famille….

.... Ils sont nombreux, ces préjugés sur l'IEF. On essaye d'en faire un peu le tour pour leur tordre le cou ?

  1. L'école est obligatoire, on risque de se faire retirer les enfants en faisant l'école à la maison

L'article L131-2 du Code de l'éducation est assez clair: "L'instruction obligatoire peut être donnée soit dans les établissements ou écoles publics ou privés, soit dans les familles par les parents, ou l'un d'entre eux, ou toute personne de leur choix."

L'instruction en famille n'est pas seulement légale, c'est un droit !

Comme tout droit, elle s'assortie de quelques devoirs légaux notamment de déclarer que l'enfant recevra l'instruction dans sa famille à l'académie et à la mairie dont dépend le domicile et de se soumettre à des contrôles des conditions d'instruction de l'enfant par les services de mairie tous les deux ans et de la progression de ses apprentissages par l'inspection académique tous les ans. C'est donc une pratique très encadrée.

     2. Les enfants qui ne vont pas à l'école loupent beaucoup en terme de socialisation.

Bon. Alors ça. J'y ai carrément consacré un article complet.

revenons sur la définition de la socialisation:

"La socialisation est un processus d'apprentissage qui permet à un individu, en général pendant l'enfance et l'adolescence, de s'adapter et de s'intégrer à son environnement social et de vivre en groupe. Elle donne les moyens de gérer les relations interpersonnelles grâce :

  • au contrôle émotionnel,
  • à des stratégies de résolution des conflits,
  • à des attitudes coopératives,
  • à des attitudes de compréhension,
  • à l'écoute active,
  • etc.

La socialisation nécessite l'acquisition et l'intériorisation des modèles culturels, des pratiques, des normes sociale et des valeurs de la société, des codes symboliques, des règles de conduite dans laquelle vit l'individu. Induite par les contraintes imposées par la société et les interactions avec l'environnement social, elle permet de construire l'identité sociale."

Alors comment dire. A moins d'être enfermés et coupés de ce qui se passe dehors dans la vie réelle ... (ce que sont les enfants scolarisés. En fait. Paradoxalement. Si on y réfléchit bien. Jean Pierre Lepri (50 ans au sein de l'éducation nationale) parle d'humains hors sol pour désigner les élèves).

La socialisation a lieu en vivant dans la société... Quand on va dans une bibliothèque, il y a des règles. Quand on marche dans la rue, il y a des règles. Quand on rencontre quelqu'un, il y a des règles...

Ha mais vous vouliez parler de sociabilité ? Le fait de rencontrer des gens ? Bah pareil en fait ... Si vous avez des relations sociales en dehors de votre travail, c'est pareil pour les enfants. Les clubs sportifs ou artistiques, tous les lieux publiques, le voisinage et même des rencontres entre familles pratiquant l'IEF sont des occasions nombreuses pour que les enfants se rencontrent et lient des amitiés.

      3. L'IEF c'est pour les riches.

Est ce que faire l'Instruction en Famille nécessite beaucoup d'argent ? Alors c'est sûr qu'il ne faut pas être à la dèche mais non, ça ne nécessite pas d'avoir les finances du Baron de Rotschild.

Qu'est ce que ça coûte ?

Techniquement, faire l'instruction aux enfants suppose qu'un parent soit disponible donc qu'il cesse ou adapte son travail par conséquent, ça peut engendrer une perte de revenus. 

Les manuels, les fournitures, les supports sont à notre charge et nous ne bénéficions pas de l'Allocation de Rentrée Scolaire.

Si on opte pour des cours par correspondances, il faut compter une moyenne de 800€ par an (ils ne sont pas obligatoires).

Cependant...

On peut réaliser des économies. Plus de trajets scolaires, plus de cantine, beaucoup moins de frais "de représentation" (toutes les marques pour faire comme les copains), plus de frais de garde... Autant de choses qui peuvent compenser la perte de revenus et/ou qui valent, mis bout à bout, autant qu'un cours par correspondance.

Beaucoup de familles faisant le choix de l'IEF optent aussi pour un mode de vie plus sobre et minimaliste. Achètent d'occasion, réparent (de supers cours de découverte des outils technique en perspective), échangent... Gagnent en conscience. Quand on fait ce choix on embrasse tout un mode de vie. Et c'est souvent très positif.

Nous connaissons énormément de familles.. Aucune ne vit dans l'opulence, toutes y arrivent parfaitement.

      4. Il faut un haut niveau d'étude (ou avoir été enseignant) pour pouvoir faire l'IEF

Ce n'est absolument pas obligatoire et, même si c'est évidemment un plus, ce n'est pas nécessaire. J'ai un niveau d'étude appréciable et j'ai même enseigné... En Biologie ! Vous imaginez à quoi ça me sert pour enseigner la lecture à ma Deuz et la grammaire à ma Prem... Oui, voilà : à rien.

Je dois me remettre à jour à chaque nouvelle leçon... Je prépare les leçons, je m'y replonge, je redécouvre les notions souvent et je vois comment les enseigner à mes filles...

Tout le monde est capable de faire de même. Si vous savez lire et écrire, vous pouvez suivre un manuel. Si vous avez vraiment des difficultés, vous pouvez déléguer à un tiers (étudiant ou prof particulier..). Personne n'est omniscient. Même pas les enseignants.

Le plus important ce sont plutôt des vertus et qualités humaines: être conscient des responsabilités que nous avons, être organisé et surtout être PATIENT !!

Donc .. Pas besoin d'avoir été une tête à l'école pour réussir à enseigner ses enfants.

      5. Il n'y a que les hippies anti système ou les familles religieuses qui font l'IEF

Des raisons personnelles de la part des parents ? En réalité, la majeure partie des parents font ce choix pour respecter le rythme d'apprentissage de leurs enfants, voir déscolarisent leurs enfants suite  à des phobies scolaires ou des situations de harcèlement à l'école.

Les convictions religieuses ou "politiques" des parents ne représentent que 4% des motifs invoqués pour faire le choix de l'instruction en famille.

Par conséquent, le choix de l'IEF est plutôt orienté sur le respect de l'enfant plutôt que sur les convictions personnelles des adultes.